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Louis

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noisy-maker

Description :

Le désespoir est une forme supérieure de la critique.
Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur",
les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lequels, les analphabètes se font bonne conscience.

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  • Création : 16/01/2008 à 06:21
  • Mise à jour : 01/05/2008 à 04:39
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Don't call it superstition...

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#Posté le jeudi 01 mai 2008 04:39

"... Et puis ils se trouvaient là. Ils faisaient partie de ces êtres incompris qui considèrent la pluie comme les larmes du ciel. Les yeux dans le vide, leurs mains entre-lassées, ils laissaient le froid envahir leurs corps. Assis, et ce durant plusieurs heures, ils regardaient et jugaient silencieusement la démarche des passants qui traversaient l'allée. L'un marchait vite, énervé, d'un trois pièces vétu, on l'imaginait homme d'affaire, que l'ambition rongeait de jour en jour. Un autre, plus lent, semblait s'être perdu dans ses pensées. Ses vêtements salles et froissés témoignaient de sa difficulté a se creuser sa place dans la société.

Lorsque le soleil embrassa l'horizon et que la nuit commenca à reprendre son dû, ils se levèrent, marchèrent un peu et toujours en silence s'arrêtèrent et achetèrent des marrons chauds. Un peu plus tard, ils se baladèrent le long du fleuve éclairé par les lampadères qui, comme des flambeaux, arrachaient violemment à l'eau qui coulait sa quiétude habituelle. Et quand leurs yeux se levaient vers le ciel, ces deux-là souriaient et se serraient plus fort. Alors , avec beaucoup d'habileté, leurs têtes se tournaient l'une vers l'autre, et après un bref regard intense, ils s'embrassaient passionément..."

Au nom du chardon
, BERSINI LOUIS, page 7.
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#Posté le samedi 23 février 2008 09:49

" ... Et là ce fut le chaos. La chair qui brulait, faisait de larges bulles qui explosaient régulièrement. L'odeur était semblable à celle du poulet rôtit qui sort du four, mélangée a un étrange parfum de graisse fraiche. Tout était rouge, la chaleur était insoutenable et les cris qui résonnaient au loin me pétrifiaient et me faisaient dresser l'échine dorsale. Deci delà, je marchais sur des membres sanglants et gras qui trainaient à souhait sur le marbre blanc rosé par le sang. là tout n'était qu'horreur, tristesse et saleté. Des insectes par milliers se goinfraient des cadavres qui jonchaient le sol et les murs. Leur bruit était insultant et résonnait avec les hurlements des sacrifiés qui appelaient en vain leurs dieux. La température du feu qui brûlait dans l'immense âtre était 7 fois supérieur a celle du feu le plus chaud de la terre. Le contact avec celui-ci, même à plusieurs dizaines de mètres provoquait des brulures immondes et des cloques gigantesques. Le pire, c'était les mères. Dans un coin rond, elles étaient une dizaine à pleurer leurs fils qui hurlaient au loin. Leur gémissement était si triste qu'on mourrait à les entendre. Malgré cela, elles repoussaient les charognes qui les regardait en salivant. C'était un lieu où l'air pleuvait d'humidité... "

Et puis vint le monde
, BERSINI Louis, page 21.
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#Posté le samedi 16 février 2008 05:35

"Et cependant, tout le monde veut respirer et personne ne peut respirer et beaucoup disent "nous respirerons plus tard". Et la plupart ne meurent pas car ils sont déjà morts." Nanterre, amphi. Musique Mai 68

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#Posté le mercredi 13 février 2008 14:03

Modifié le mercredi 13 février 2008 14:22

Vivre dans le présent.

Il me faut être aujourd'hui ce que je ne serai plus tard. J'entends par là que l'histoire du lendemain est un cadeau empoisonné, comme une erreur fatale de la nature et de l'humanité. Ceux-ci me diront que j'ai tort, que sans projection future les lendemains sont néfastes à l'homme, que c'est dans l'avenir qu'on avance et que la vie n'est pas une stagnation particulière mais une promesse en constante évolution. L'évolution étant elle une prise de conscience de l'existence et qu'en aucun cas il ne faut confondre peur existentielle et évolution, l'un se représentant plus dans l'aspect philosophique, et l'autre dans un rattachement à la mort.

Il a été écrit que l'essence réelle de la vie se trouve dans l'intensité avec laquelle on passe chaque seconde de son existence. Carpe diem et j'en passe et des moins pires. Il est très important de retrouver dans ces textes le message subliminale. Dans chaque instant il y a un espoir qui vit et qui meurt. Il faut en celui-ci trouver une corde pour s'arimer de justesse au port de la conscience culturelle et existentielle. Il ne faut pas oublier de prendre son temps pour exécuter chacun de ses actes et de ses contemplations, en ce terme je décrirais la vision biologique de toute chose naturelle ou non.

Il ne faut pas contester ce qui n'est pas contestable. Le temps est une notion tant abstrait qu'elle est impénétrable. On ni ne joue, ni ne touche le temps. On le vit. Il n'est de phrases plus tristes que celle d'un homme au seuil de la mort se plaignant de n'avoir que trop peu vécut. Si il m'est apparut une seule chose durant ces 17 longues années, c'est que tout sa passe excessivement vite. Qu'il est de toute première instance de vivre chaque instant comme si l'on pouvait nous voler le suivant, nous conduire dans un endroit sans bruit et sans lumière, où les ténèbres elles-mêmes n'existent pas. Comprenez la mort.

Je ne jure pas d'avoir suivi mes propres instructions. Métaphoriquement, le chat noir ne fait que porter le malheur sur les autres, tout en vivant lui dans une quiétude insultante. Je décris ce que je pense, ce que j'en ressens et les conséquences qui en sont liées. Si il est un thème infini, sur lequel poètes, savants, conscients et hommes eux-mêmes feront encore couler de l'encre, c'est bien celui de l'existence et du temps qui passe pour la simple bonne raison que c'est le seul thème qui ne disparaitra jamais. On peut couper toutes les fleurs, mais on ne peut pas empêcher le printemps d'arriver.

Louis


Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit
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#Posté le lundi 11 février 2008 09:22

Modifié le samedi 16 février 2008 05:08

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